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vendredi 10 décembre 2021

RENCONTRE AVEC RICHARD McGUIRE

 








Mar. 14 déc. - 19h

RENCONTRE AVEC RICHARD McGUIRE


        Villa Belleville
        23 Rue Ramponeau - Paris 75020
        M° Belleville


        Gratuit ( dans la limite des places disponibles )
        Traduit en français.

        Organisé par
        Fotokino + Édition L'Articho + Villa Belleville 


        Colleur d'affiches, bassiste d'un groupe culte, illustrateur pour le New Yorker, auteur de BD et de livres jeunesse, réalisateur de films d'animation et concepteur de jouets, tous ses termes définissent cet artiste new yorkais apparu au début des années 80 avec la génération Raw. Le mot protéiforme est ainsi celui qui caractérise le mieux sa production.

        La rétrospective proposé par Laterna Magica cherche a relié les points de son œuvre. Elle dresse le portrait graphique d'un artiste qui ne cesse de se renouveler en changeant de pratique. Certes il n' est pas toujours facile a suivre, mais quand on mène l'enquête une grande cohérence se dégage de sa production.

        Nous essaierons de comprendre un peu mieux son parcours et sa manière de penser à travers cette rencontre orienté Bd et livre jeunesse.


3 sérigraphies sont éditées pour l'occasion et tiré par Frédéric Déjean.


richard-mcguire.com
instagram

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Live de Liquid Liquid, le groupe de Richard McGuire :




samedi 15 mai 2021

FESTIN


           Sortie le 11 juin

FESTIN d'Anne Brugni et McCloud Zicmuse

          17 € — 20 X 15 cm — Quadri + 2 pantones
          Isbn 9782490015139 — Diffusion / distribution : BLDD

          Aprés BONJOUR, et le cycle de la journée, puis CHEMIN, récit des origines d’un caillou, ce FESTIN final vient achever une trilogie d’albums contemplatifs dédiés à la nature et aux éléments. 

          Cette nouvelle variation propose une réflexion sur la terre nourricière. À travers un enchaînement d’infimes évènements, il montre comment le vivant et la matière interagissent. La transformation du blé en pain est montrée en détail, jusqu’à la chimie des éléments bactériologiques. La fermentation, au cœur de l’ouvrage, permet de réfléchir sur l’aspect organique du processus. Le livre est propice a des expérimentations graphiques.Comment montrer les bactéries en action, la fermentation. Mais aussi comment évoquer les odeurs et les sons par l’image. 

          Depuis CHEMIN, les papiers découpés et les papiers matiérés qu’elle réalise elle-même se mélangent dans ses images. Dans FESTIN, elle s’empare de l’aérographe, une nouvelle technique qui lui permet d’enrichir son répertoire formel. Elle exploite cet outil pour produire de nouveaux effets graphiques et de créer ainsi des sensations nouvelles.

Vous pouvez déjà noter dans vos agendas, les dates de notre

Télécharger le dossier de presse 

 

TOURNÉE DE LANCEMENT 
      TOURNÉE DE LANCEMENT 
            TOURNÉE DE LANCEMENT  
                        TOURNÉE DE LANCEMENT 
                              TOURNÉE DE LANCEMENT 
 
 
1 — BRUXELLES
Lancement du livre en avant première mondiale
 
 Au programme


- EXPOSITION des originaux d'Anne Brugni
- LECTURE musicale de McCloud Zicmuse.
- DU PAIN une baguette offerte pour 1 Festin acheté (dans la limite des stocks disponibles)

Un événement plein de surprises en collaboration avec la boulangerie Matinal et le Festival Picture.

Ve. 4 Juin - 16h
LIBRAIRIE CANDIDE
Place Brugmann 1-2
1050 Bruxelles   


2 — PARIS
Pain, vin & noix de coco

            Un événement joyeux pour célébrer la sortie de nos dernières nouveautés.
Le dernier livre d’Anne Brugni & McCloud Zicmuse mais aussi les 2 premières mini BD de la collection Coco Comics.

Au programme

- GRAND QUIZZ BD avec plein de cadeaux à gagner (dont une baguette).
- LECTURE de Festin par McCloud Zicmuse.
- MULTIPLICATION du pain.
- Guillaume Dumora changera l'eau en VIN.



Mer. 9 Juin - 16h - 20h
LE MONTE-EN-L'AIR
2 Rue de la Mare
75020 Paris
 L'evenement FB


3 — MARSEILLE
Festin Buccolique

            L'Articho, Fotokino, la Boulangerie Boni & le Talus vous invitent à festoyer à l’occasion de la sortie de FESTIN.

            Célébration finale du nouveau livre d'Anne Brugni & McCloud Zicmuse, lors d'ne après-midi gourmande dans un lieu charmant et verdoyant, en plein cœur de Marseille !

Au programme

- GOÛTER/APÉRO avec le pain fait pour l’occasion par Nicolas et Amandine de la boulangerie Boni.
- LECTURE musicale du livre par McCloud Zicmuse.
- BIBLIOCYCLETTE, bibliothèque ambulante de Fotokino, s'installera au bord de l’étang avec sa superbe sélection de livres pour enfants.
- ATELIER/CONCOURS autour du travail d’Anne Brugni ouvert à tous.
- PAIN : Une baguette croustillante de la boulangerie Boni sera offerte pour chaque Festin acheté
( dans la limite du stock disponible )

            L’événement est gratuit mais les adultes devront payer 1 € d’adhésion au Talus, l'association qui nous accueille.

Sam.12 juin - 15h - 18h
LE TALUS
603 Rue Saint-Pierre
13012 Marseille
 
 






lundi 1 juillet 2019

NIP & NIMP



















Ce fanzine est le fruit d'un atelier initié pas Chamo pour Club Articho, un rendez-vous mensuel autour du livre jeunesse à la librairie La salle des machines à la friche La Belle de Mai.

La photo est une manière très directe de produire des images. Une fois rassemblées sur une page, avec quelques bulles rajoutées, elles racontent très vite une histoire. L'envie d'expérimenter le roman-photo avec les enfants a donc toujours été très forte à L'Articho.

Quand on a vu que Lionel Serre pour la promo de son livre Nip & Nimp (éd. Fourmis rouges) avait fait fabriquer deux superbes masques à l'effigie de ses personnages. On a été sous le charme. Les deux masques, plus un décor et quelques accessoires ont donc suffit pour créer une matière graphique unique pour réaliser facilement des roman-photos à la fois beaux et drôles. L'ensemble est aussi inspirant pour les enfants, pour créer des histoires absurdes à l'image du livre de Lionel.

L'atelier a eu lieu dans un grand foutoir. Les enfants se succédant devant l'objectif avec un plaisir évident de porter les masques. Le lendemain gardant l'énergie de l'atelier nous mettions tout en page pour produire ce fanzine qui conserve un esprit juvénile qui nous plait tant.

Nip & Nimp dans les aventures de Nous deux
éd. L'Articho - Collectif - 50 ex.- Num. couleur





Quelques photos du making off :






jeudi 27 septembre 2018

MSK

 MSK 
de  Shoboshobo 

    Ce livre contient 16 planches détachables à découper et assembler pour créer des masques monstrueux, bizarres ou drôles. Pas de modèles, on laisse libre cours à ses envies. Les nombreux éléments organiques dessinés par Shoboshobo forment un vocabulaire graphique que l’on combine au gré de sa fantaisie. Rien n’est interdit… utiliser le verso des planches, mélanger les masques ou rajouter des éléments extérieurs.

    Aucune explication écrite n’apparaît dans le livre. Nous avons choisi de montrer le processus de création par des photos prises lors d’un atelier avec des enfants. On les voit s’emparer librement du travail de l’artiste. Pauline Hisbacq, la photographe a ensuite pris des clichés des enfants portant les masques réalisés lors de l’atelier, ou ceux assemblés par Shoboshobo.

    Ce projet est au départ un atelier pensé pour les Nuits sonores à Lyon, il a depuis évolué jusqu’à devenir sous l’impulsion de L’Articho un projet de livre.

    Réalisés au départ en noir et blanc à l’aérographe, une technique que Shoboshobo explore depuis quelques années, les masques ont été ensuite mis en couleur avec Photoshop.

 MSK 
de  Shoboshobo 

Éditeurs : Chamo & Yassine de Vos

Photos : Pauline Hisbacq
Graphisme : Yassine de Vos

36 pages - 16 planches détachables
Format A3 à l’italienne
Impression quadri sur papier offset 250 gr
Couverture pelliculée

Diffusion/distribution : BLDD

Isbn : 9782490015016

  25 € 

En librairie le 9 novembre 2018

 SHOBOSHOBO 

     Né en 1973, Mehdi Hercberg, de son vrai nom, est un dessinateur français issu de l’underground parisien. Il se fait connaître en réalisant des flyers pour des soirées. Très vite ses images circulent sur les réseaux sociaux - c’est l’époque de Myspace - et il va gagner une reconnaissance internationale.
Depuis il voyage un peu partout pour exposer, faire des conférences ou des ateliers, qui sont une partie importante de son activité. Il est enseignant à la école d’arts appliqués Estienne. Au delà de cette activité importante pour lui, il n’a de cesse de participer à de nombreux projets. Il est toujours enthousiaste à l’idée de faire des ateliers, guidé par l’envie de proposer de nouvelles pistes graphiques que ce soit à des adultes, des étudiants ou des enfants.

     L’univers de Shoboshobo est rempli de personnages informes. Son trait est instinctif et vivant. Quand il dessine, il sature l’espace de la feuille. Mais dans ce fourmillement graphique apparaissent toujours des personnages qu’ils soient sympathiques ou inquiétants.

Shoboshobo.com

  PAULINE  HISBACQ 

     Photographe et éditrice (September books), née en 1980. Son travail d’artiste a pour thème principal la jeunesse. Elle anime aussi régulièrement des ateliers de photographie et d’éducation à l’image pour le jeune public.
  
paulinehisbacq.com 

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Planches du livres ( Format A3 )          




Photos : Pauline Hisbacq









lundi 11 juin 2018

BOLIDE

































En librairie le vendredi 15 juin 2018

 BOLIDE  

      Il fonce à travers l’immensité de paysages énigmatiques, dévale des montagnes arides, traverse d’étranges forêts, serpente le long de routes souvent accidentées. On suit cette voiture rouge dans ses cascades et péripéties jusqu’à l’heure du dîner, où on la découvre à table avec sa petite propriétaire.

      Charline Colette, l'auteur, se met dans la peau d’un enfant qui joue. Elle s’amuse avec les échelles; ainsi le tas de sable devient une dune, les taupinières des terrils et les touffes d’herbe des forêts. . . À la fin du livre, on découvre un plan retraçant le parcours de la voiture dans le jardin de la maison familiale. L’enfant pourra ainsi décrypter les images. Il est alors invité à relire le livre, en cherchant sur la carte les correspondances entre les paysages traversés par la voiture, et les éléments du jardin.

 CHARLINE COLETTE 

      Après une enfance dans un petit village franc-comtois, Charline Collette commence par étudier la gravure à l’école Estienne, la BD à Angoulême, la sérigraphie aux Beaux Arts de Paris puis l’illustration aux Arts Décoratifs de Strasbourg d’où elle sort diplômée en 2012. Après un dernier master à l’Institut d’études politiques de Strasbourg, elle termine ses études en 2013 et publie son premier livre illustré en janvier 2015. Elle se consacre depuis entièrement à la peinture, au dessin, aux cours qu’elle donne à l’école CESAN et à la réalisation de films en papiers découpés avec les enfants d’une école jurassienne.

     Bolide est son tout premier livre en tant qu’auteure et illustratrice.

 BOLiDE 

     de Charline Collette

Graphisme : Sukrii Kural & Chamo
20 X 15 cm - Quadri + 1 pantone
ISBN : 9782490015009
Diffusion / distribution : BLDD ( Belles lettres )
17,5 €

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vendredi 3 mars 2017

BD NEWS - 11 - JOHN BROADLEY



Ce texte est la version ( Longue ) originale avant re-liftage de mes vénérés rédac'chefs de BD NEWS, une gazette au ton décalée qui est incluse dans Fluide glacial et qui est dirigé par Cizo & Felder.

Cette collaboration est ma dernière publication dans Bd news qui se déleste de la partie culturelle. Dommage !



John Broadley est un illustrateur anglais né en 1969. Il s‘est fait connaître grâce a des petits livre de dessins fait maisons et un série de strips nonsensiques Wild for adventures parus dans différents supports underground. Depuis il a acquis une certaine reconnaissance. Son style et une relecture inspirée de tout un pan de l’illustration anglaise.

Tu as commencé comme illustrateur. Tu faisais des boulots de commande. Mais je crois que tu n’étais pas heureux avec ce statut, pourquoi ?

Ça été très dur pour moi de trouver du travail, et quand j’ai réussi à en avoir j’ai commencé a perdre le style que j’avais à l’école. Je faisais beaucoup d’effort pour que mon dessin plaise aux directeurs artistiques ? J’ai finit par faire des images auquel je ne croyais pas et qui n’étaient pas bonnes dans l’absolu. Plus je travaillais comme ça et plus j’avais l’impression d’être dans une spirale infernale. C’était de pire en pire. Je faisais des illustrations pour des magazines pour adolescentes ou pour des brochures pour des municipalités.

Tu as pris un boulot sans rapport avec le dessin et tu as décidé de dessiner pour le plaisir uniquement. Comment est-tu arrivé à cette décision ?

En 1996 J’ai voulu rentrer à la St martin School. (1) J’ai eu un entretien très constructif avec un professeur. Il était d’accord pour dire que mon travail commercial était sans intérêt. Mais il était très enthousiaste sur une série de dessin que je venais de faire. J’ai réussi à avoir une place, mais à la dernière minute j’ai décidé de ne pas m’inscrire, de faire un break et j’ai pris un job.

Tu as décidé à un moment de faire des livres à la main pour présenter tes dessins. Juste quelques exemplaires à chaque fois. Pourquoi cet artisanat ?

Il faut tout remettre dans le contexte de l’époque et comprendre qu’après cinq années passées hors de l’écolen, avoir un boulot bien payé a été un énorme soulagement. J’ai soudainement eu envie dessiner pour le plaisir. Je repartais de rien. Année Zéro. Faire des livres à partir de mes dessins était d’abord un moyen de les rassembler. Puis c était aussi la preuve que je n'étais pas obligé de faire des dessins qui servait juste à illustrer le texte de quelqu’un d’autre. Que ses dessins se suffisaient à eux même. Je faisais de petites quantités parce que je réalisais les livres moi même entièrement à la main. Même la reliure et la couverture en carton. Je les faisais comme ça parce que je voulais que ça ait une meilleure allure que de simples fanzines photocopiés.

Les années suivantes je faisais faire les photocopies dans un magasin. Je voulais acheter ma propre photocopieuse et utiliser deux couleurs. Il n’y avait pas beaucoup de débouché pour mes livres donc c’était pas nécessaire d’en faire beaucoup Je n’avais pas d’ordinateur et c’était avant internet. Je faisais complètement dans mon coin.

Pas mal d’années après, tu refait des boulots de commandes. Pourquoi c’est différent maintenant ?

J’ai fait des livres pendant 15 ans sans qu’il se passe grand chose à part un livre avec le dernier cri (2) et un débouché inattendu avec la boutique de Picture box (3) à New york qui revendait mes livres. Après avoir participé à un concours de bd dans un journal anglais on m’a proposé de publier un livre sur mes livres (4).

Le contact soudain avec le succès commercial m’a amené différents contacts comme cette commande du restaurant Quo Vadis, qui m’a emmené encore d’autres commandes. Mais j’ai pas vraiment fait d’effort pour essayer de trouver du travail. Quand je l’ai fait, j’ai plutôt pas eu de réponse. Mais le travail arrive de différents endroits ces dernières années. Je sens que j’ai atteins un certain point ou je dois décider ce que je veux faire dans le futur et faire des efforts pour aller dans ce sens, mais je ne sais pas ce que ça va être. J’ai aimé faire des commande qui présentait des challenge pour moi, mais j’aime aussi continuer a faire mes petits livres et mes bd, qui sont publiées régulièrement dans Smoke signal (5)

Est-ce que tu peux parler de tes influences anglaises, des illustrateurs comme Eric Ravilious est Edward Bawden ?

Ils faisait parti d’une groupe d’artiste et de designer qui ont émergé dans l’entre deux guerres au Royal College of Art. C’était à une époque ou l’art moderne avait une influence importante sur les arts appliqués, comme jamais avant ou aprés. Pour parler en particulier de Bawden et Ravilious et d’autres artistes qui ne sont pas dans ce groupe mais important comme Eric Fraser. J’ai été influencé par la manière qu’ils ont de traduire les formes naturelles en éléments décoratifs. Particulièrement Bawden qui prenait des éléments dans l’illustration britannique antérieur et qu’il simplifiait pour le rendre plus attrayant pour un public modern.

De manière générale j’ai l’impression que tu aimes les images anciennes, traditionnelles ou vernaculaires. Mais ton style contient aussi de traces d’une approche underground. Est-ce qu’on pourrait définir ton style, en simplifiant, comme un pont entre ses deux cultures ?

J’aime pensé qu’il y a un lien entre les différentes époques si tu regarde certains chose ; copier-coller des images anciennes pour créer de nouvelles situations permet d’extraire des idées et un style qui a l’air nouveau mais qui en même temps semble familier. Il y a des similitudes par exemple entre une page de pub d’un journal de l’ère victorienne et un fanzine de collage des années 80. Les deux ont des limitations. Au 19ème siècle il était contraint par les technologies existante, alors que le fanzineux lui est limité financièrement ou parce qu’il n’a accès que a une photocopieuse. Maintenant on a accès à toutes sortes de technologie mais ça nous mène a avoir trop de choix. Je préfère imiter les options et travailler à la main avec juste des collages.

Tu aimes mélanger différents éléments de différentes époques, différents styles, parfois un personnage réaliste côtoie un autre qui est dans un style plus naïf. Tu n’aimes pas rester dans le même registre de dessin. Pourquoi ?

Non, c’est vrai. Je ne me sens pas obligé à travailler dans un seul style comme si je faisait une image pour séduire des gens et attirer des clients. Pour le moment je suis content d’être capable de sauter d’un style à l’autre. Mais je sais aussi parfois me limiter, comme dans les illustrations que j’ai fais récemment pour The Illustrated Story of England, un gros livre chez Phaidon ou il fallait que je respecte une certaine véracité. Ou le travail pour Fine Cheese Co qui devait être uniforme au niveau du style. Mais comme je fais toujours mes livres et mes bd sans aucune contrainte, Je sais que j’ai le loisir d’expérimenter comme je veux.

Comment tu proccède quand tu dessine ? Est-ce que c’est un peu comme du collage ? Ta manière ce composer les images ressemble à ça.

Quand je travail avec un brief je fais des crayonnés que je reprends à la table lumineuse pour finaliser. Si je dessine pour mes bd ou pour mes livres, je dessine et je vois ce qui se passe. Pas de crayonnés. Je dessine très vite, mais je passe beaucoup de temps a chercher des documents qui me servent de source d’inspiration : Photographies, vieilles gravurse, matériel pour mes collages. Je commence par choisir une image au hasard et je la dessine mais je m’autorise à la transformer dans le sens qui m’arrange. Quand j’ai commencé je trouve un rythme et je coller des petits éléments puis je rajoute du contraste dans les lignes jusqu’à je pense que ce soit fini. Pour les strips, j’ai un carnet de note avec des phrases trouvées et la dernière étape c’est de trouver une phrase qui colle le mieux avec le dessin que je viens de faire.

Dans tes images tu gardes un coté brut de décoffrage. J’ai l’impression que tu veux que que tes images ne soient ni trop jolie, ni trop bien faite ?

C’est bizarre à dire, mais je compare le dessin avec la musique. Dans un documentaire sur Captain Beffheart, Matt Groening dit à propose de Trout Mask replica (6) «  Ca sonne affreux, mais il voulait que ça sonne comme ça. » Je pense que les dessins peuvent projeter une certaine attitude de la même manière J'essaie d'équilibrer certains éléments brut avec des parties plus tendrement dessinées, ou des lignes précises extraites des diagrammes ou de trames Letraset.

Tu semble avoir un intérêt particulier pour les costumes anciens. Est-ce tu prends du plaisir a les dessiner ?

Je trouve ça dur de dessiner les vêtements modernes sur des personnages car ainsi ils peuvent sembler informe. Alors que les costumes aide à définir des formes et me donne l’occasion de créer poser de textures que j’ai trouvé.

Tu peux expliquer ton interêt pour les motifs et autres éléments décoratifs dans te dessins ?

Pour en revenir au sujet des lignes brutes, je pense qu'il faut qu'il y ait un certain équilibre dans un dessin et qu'une ligne relâchée peut être contenue si l'on colle contre elle quelque chose de plus précis. Ou bien des coups de pinceaux aléatoires placé à côté d'un motif uniforme. J'applique généralement les collages en découpant des formes avec des ciseaux ou un cutter, plutôt qu'avec Photoshop, parce que j'aime que cette approche donne au travail un côté plus rugueux, moins "lisse"

Quelle importance tu donne à la typographie dans ton travail ?

Comme j’ai pas de prédisposition particulière en graphisme. J’utilise des typos indémodables ou qui ont l’air un peu raté. Je pars d’un style assez gras que je combine avec des letraset et des lettres dessinées à la main. J’alterne collage et fait main dans un même mot. J’aime aussi combiner typo moderne et des polices au style british rétro qui font écho à mon travail. Et je peux aussi utiliser un typo moderne par dessus une scène ouvertement historique.

Est-ce que tu t’intéresses au dessin des enfants ?

Non pas spécialement, mais j’ai des collections de livre pour enfant anciens.

Est-ce que tu peux me parler de la manière dont tu fais tes bd ? Il me semble que tu t’intéresse assez peu au sens. Tu sembles même vouloir éviter la narration. Qu’est que tu essaye de créer avec cette manière atypique de raconter ?

Ça fait maintenant presque vingt ans que j’ai commencé à faire des strips et maintenant je ressens les choses différemment de l’époque ou j’ai commencé. Ma raison de départ pour utiliser le format strips c’était d’avoir des cadres dans lequel mettre les dessins que j’avais fait pour mes livres. Je trouvais que les livres contenaient des compositions un peu trop aléatoires et je voulais une présentation plus uniforme. J’ai décidé que la narration n’était pas importante car à mon job dans un entreprise de surveillance de presse je voyais défiler des tas de strip dans le journaux, mais comme je pouvais pas suivre les histoires jour après jour les 3 cases que je voyait me paraissait abstraites. Je pensais que le lecture ne ferait aucune différence, même si il n’y avait aucun sens qui pouvait être tiré de mes trips. En progressant j’ai essayé de créer une sorte de rythme ou le lecteurs serait constamment bombarder par de sujets différents créant des contraste permanent entre chaque case. J’ai essaye à l’occasion de faire quelques bd narratives, mais sans succès à mon avis. Dans mes trips récents je suis plus content de la relation entre texte et images. Je sens que je me rapproche de ce que je cherche à savoir établir une tension entre les deux. Je ne sais pas comment les lecteurs appréhendent ses strips. Moi, je ne m’assied pas et je ne lit pas du début à la fin. J’ai tendance à feuilleter et regarder une case à la fois. Mon dernier livre pour le dernier cri consiste en une seul case par page, mais les dessins originaux sont issus de cases de strips.

Tu as publié plusieurs livres au dernier cri? Tu peux expliquer ta collaboration avec cet éditeur.

A la fin des années 90 j’ai lu un article sur Pakito Bolino, le cerveau du dernier cri, dans Raw vision (7) Il disait qu’il imprimait le travail envoyé par des gens. Je lui ai poste un livre de Wild for adventure comics. Quelques semaines après j’ai reçu un paquet avec des livre du dernier cri et un mot qui disais « Tu fais un livre, envoie moi des strips » Donc sans plus de concertations je lui ai envoyé mes strips qui me sont revenu sous forme d’un livre un ou deux mois après. Depuis quand j’ai l’envie de faire un truc je lui envoie et après comme par magie un livre apparaît. Je ne sais pas comment il font - Ils sont capables de produire ces œuvres d'art si rapidement et avec une telle abondance. Ils découvrent toujours de nouveaux artistes et de gens auquel vous ne vous attendez pas. Ils sont incroyables.

Notes

1 - Prestigieuse école d’art à Londres

2 - Wild for adventure - Un recueil de strip en l’an 2000 - 96 Pages - 250 ex
Une production passée inaperçue. http://www.graphzines.net/livres/artbooks/wild-for-adventure.html

3 - éditeur actif de 2000 à 2014. Un des fleurons de l’édition graphique aux états unis
http://www.pictureboxinc.com

John a depuis sorti 3 autres livres chez le dernier cri
- Wild for adventure Maxi édition

4 – John BRoadley’s Books - 2010 - Jonathan Cape

5 - Journal gratuit édité par Desert Island une librairie de bd à Brooklyn

6 - Le plus célèbre album du groupe. Un disque totalement culte.

7 - Revue américaine dédié à l’Art Outsider

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